Mobilisation contre le trou noir

Béatrice Colin

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Jeudi, devant le siège d'Airbus group.
Jeudi, devant le siège d'Airbus group. — P. Pavani/AFP

Affublés de masques d'Anonymous, ils ont battu le pavé blagnacais pour dénoncer «un plan incompréhensible», celui qui prévoit la suppression de 398 postes sur leur site. A l'appel de l'intersyndicale, plus de 1 700 salariés d'Astrium Toulouse et de sociétés sous-traitantes ont manifesté jeudi sous les fenêtres de leur maison mère, Airbus Group. Certains brandissaient des affiches où l'on pouvait lire «Tom m'a tuer», un message à l'attention de Tom Enders qui a lancé la restructuration de la filiale Air et Espace du groupe en supprimant 5 800 postes en Europe.

«Le spatial dénigré»


«Ce plan est totalement injustifié, les résultats sont excellents. Qui va répondre à la charge de travail avec 15 % de salariés en moins», s'interroge Gérard Destreguil de la CFE-CGC. «Selon un rapport, entre 2004 et 2013, le chiffre d'affaires d'Astrium a doublé. Contrairement à l'aéronautique, qui perdait de l'argent lors de Power 8, nous en gagnons. On est en train de dénigrer le spatial», s'indigne Hervé Pinard, de la CFDT. Tous attendent le prochain comité européen pour décider des suites à donner.