Perrine, une ado aux JO de Sotchi

Nicolas Stival

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Perrine Laffont entrera en lice dès jeudi, en qualifications du ski de bosses.
Perrine Laffont entrera en lice dès jeudi, en qualifications du ski de bosses. — D. H.

Quand Fabien Barthez, le plus célèbre enfant de Lavelanet, a soulevé la Coupe du monde, le 12 juillet 1998, Perrine Laffont n'était pas encore née. La benjamine tricolore des Jeux olympiques de Sotchi a vu le jour dans la cité ariégeoise le 28 octobre suivant. Deux ans plus tard, elle dévalait ses premières pistes enneigées. Jeudi, un jour avant la cérémonie d'ouverture des JO russes, la lycéenne en classe de seconde représentera la France lors des qualifications de ski de bosses.

Objectif médaille en 2018


«J'y vais pour découvrir l'ambiance des Jeux, glisse-t-elle. Je veux voir comment ça se passe afin que dans quatre ans, je ne sois pas impressionnée pour obtenir une médaille.» D'ailleurs, Perrine Laffont était plutôt programmée pour les JO 2018 à Pyeongchang, en Corée du Sud. Mais ses bons résultats en Coupe du monde lui ont permis de brûler les étapes. Ce phénomène de précocité occupe la 18e place d'un classement général dont elle est, de loin, la plus jeune, après avoir terminé troisième des Mondiaux juniors 2013. «Perrine a le niveau du Top 10, mais l'Américaine Hannah Kearney et la Canadienne Justine Dufour-Lapointe sont clairement favorites, lance sa mère, Dominique Huillet, qui l'accompagne à Sotchi. Perrine est encore un peu lente au niveau du ski. En 2018, effectivement, elle visera une médaille.»

Les paroles maternelles sont celles d'une spécialiste, présidente du Boss Club des Monts d'Olmes, la station ariégeoise où la jeune fille a découvert sa discipline. Sous la houlette de son père, Jean-Jacques, et sur les traces de son grand frère Grégory. «Perrine a le goût de la gagne, reprend sa mère. Mais ce qui la caractérise vraiment, c'est le fait de prendre du plaisir, de partir avec les copains, quitte à se lever tôt et à faire les devoirs dans le bus.» Jeudi, la première Ariégeoise à disputer les JO d'hiver portera haut les couleurs de son département. Mais pas seulement. «Avant tout, c'est une Pyrénéenne», tranche Dominique Huillet.

■ Mode d'emploi

Les skieurs de bosses dévalent une piste d'environ 250 m. Ils doivent faire deux sauts. Les concurrents doivent aller vite, mais ils sont également jugés sur la qualité et la difficulté des sauts.