Ils font le buzz de l'an 2000

Hélène Ménal

— 

Un morceau du rempart antique est encore visible derrière la préfecture.
Un morceau du rempart antique est encore visible derrière la préfecture. — F. Scheiber/20 Minutes

Soit ils ramènent leur science cette année, soit ils se taisent à jamais. Faute de célébration officielle, un collectif de chercheurs, enseignants et étudiants de l'Université du Mirail s'est mis en tête de fêter le bimillénaire de la fondation de la Ville rose. Pour ces férus d'antiquité au travail depuis septembre, la fenêtre était étroite. «Il n'y a pas de date précise. Mais on sait que Tolosa a été fondée par Auguste, le premier empereur romain. Or, ce dernier est mort en l'an 14 de notre ère», explique Matthieu Soler, du comité d'organisation.

Année ludo-romaine


L'objectif est surtout de faire découvrir ce que Toulouse doit à Tolosa. Le beau rempart de brique et de pierre encore visible à Saint-Etienne par exemple, ou le plan du centre-ville qui n'a pas pris une ride. Toute l'année*, les conférences et débats vont se succéder, pour décrypter ou décrire la ville antique. «La population, que l'on peut évaluer à 15 000 ou 20 000 habitants était très mêlée dès le départ. Il y avait des Gaulois, des Grecs, des Italiens, des Romains, des Ibères aussi», énumère Jean-Marie Pailler, professeur émérite. Et comme l'érudition n'empêche pas la distraction, il y aura aussi des jeux de pistes et des péplums.

■ Un passé fondateur

Après la destruction de la porte monumentale antique du Capitole en 1971, ou celle du rempart à Saint-Pierre, le collectif espère que «le passé fondateur de la ville» sera mieux traité à l'avenir.