Sous les avions, les constructions

©2006 20 minutes

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Les riverains de l'aéroport de Blagnac ont encore deux jours pour s'exprimer sur le projet de révision du plan d'exposition au bruit (PEB). Vendredi s'achève l'enquête publique sur ce document d'urbanisme fixant les zones et règles de construction en dessous des couloirs aériens. Une première version avait été présentée en 2005, mais face aux prévisions de trafic jugées obsolètes (174 000 mouvements), elle avait été rejetée. Entre-temps, les résultats d'une nouvelle étude à l'horizon 2030 ont été rendus public et le chiffre de 154 000 mouvements d'avions est désormais retenu. De fait, ce nouvel opus est moins contraignant en termes de zones ouvertes à la construction. « Le nombre de mouvement sera en effet inférieur à ce qui était prévu initialement. Et plus on avance dans le temps plus les avions sont performants acoustiquement », explique-t-on au service environnement de l'aéroport.

Un avis qui n'est pas partagé par le collectif contre les nuisances aériennes de l'agglomération toulousaine. « L'effet bénéfique du PEB, qui consiste à ne pas installer des gens en dessous des avions, est complètement perverti. Les mouvements vont continuer à augmenter, notamment ceux de nuit, et pendant ce temps les constructions vont se poursuivre. C'est inadmissible », s'insurge Chantal Demander, sa présidente.

B. C.

Aujourd'hui, le nouveau système de traitement des bagages de soute est en partie mis en service. Entièrement automatisé, il permet d'acheminer en moins de trois minutes le bagage.