L'hippodrome à un tournant

Hélène Ménal

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L'hippodrome emploie une quinzaine de salariés permanents.
L'hippodrome emploie une quinzaine de salariés permanents. — F. Scheiber / 20 Minutes

Turfistes, familles en pique-nique ou salariés en séminaire, 48 000 personnes ont fréquenté l'hippodrome de la Cépière en 2013. L'instauration de la gratuité lors de la plupart des courses hippiques a permis de doubler leur fréquentation, en dépit de la concurrence des paris en ligne. Ce temple pour initiés s'ouvre de plus en plus au public, multipliant les soirées festives, et ce n'est pas un hasard. Car ce domaine de 34 hectares est à un tournant de son histoire. Il appartient à la mairie et est occupé par une association, la Société des courses de Toulouse, en vertu d'un bail de cinquante ans qui arrive à échéance à la fin de l'année.

Un an de délai


Le monde hippique est si verrouillé que l'actuel gestionnaire est l'unique candidat pour poursuivre l'aventure. «Une nouvelle convention est en discussion avec la mairie, pour trente ans cette fois, même si nous aurions préféré cinquante ans», explique Alain Desgrange, le président. Mais c'est en fait un avenant d'un an que le Capitole va lui proposer de signer. «Ils ont des projets d'investissements que nous devons regarder de plus près. Nous nous donnons un délai pour poursuivre les discussions», indique Joël Carreiras (PS), l'adjoint aux Finances, qui préfère donc le trot au galop.

■ Gains

En 2013, les turfistes ont joué 148 millions d'euros à Toulouse. La mairie reçoit un loyer de 35 000 € par an et la Métropole encaisse 200 000 € au titre d'une taxe sur les paris en ligne.