Du baume au coeur pour l'OM

A Marseille, Camille Belsoeur

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André-Pierre Gignac a mis l'OM sur de bons rails au Vélodrome.
André-Pierre Gignac a mis l'OM sur de bons rails au Vélodrome. — A.C Poujoulat / AFP

Dans un Vélodrome vide comme rarement, l'OM s'est rassuré en s'offrant le scalp d'une équipe de Toulouse remaniée mercredi soir (2-1). Ce succès, le premier pour José Anigo qui affiche un bilan équilibré depuis son retour sur le banc olympien début décembre (1v, 1n, 1d), soulage le mal de tête d'une équipe qui poursuit son léger redressement après un match nul arraché au courage à Lyon il y a quatre jours (2-2).

Mais face à un Toulouse bis, les Marseillais n'ont pas effacé tous leurs défauts de cette première moitié de saison. Comme souvent face à des adversaires à sa portée, l'OM a débuté fort, en menant 2-0 après une demi-heure de jeu grâce à des réalisations du latéral Benjamin Mendy (1-0, 12e) puis d'André-Pierre Gignac sur penalty (2-0, 28e), avant de se relâcher. Suffisant pour voir les joueurs d'Alain Casanova revenir dans le match juste avant la pause grâce à l'opportunisme de Spajic suite à un cafouillage de Steve Mandanda et Lucas Mendes (2-1, 41e). Pas assez pour les voir inquiéter davantage l'OM.

Imbula revient dans le jeu


En dehors de cette qualification en quarts de finale dans sa compétition porte-bonheur, José Anigo a sûrement apprécié le visage conquérant de sa jeune garde. De retour dans le onze de départ, Giannelli Imbula a assuré au milieu de terrain où ses percées ont semé la pagaille dans la défense toulousaine en première mi-temps. Critiqué pour son manque de culture tactique et ses errements défensifs, Mendy s'est lui offert un but d'attaquant en débordant tout en puissance Steeve Yago. De quoi se mettre un peu de baume au cœur avant de recevoir Bordeaux dimanche en Ligue 1, pour un match qui vaudra bien plus cher.

■ Une belle indemnité de départ pour Baup

Sujet sensible à l'OM, où les caisses sont vides après les 42 millions d'euros dépensés lors du mercato estival, l'indemnité perçue par Elie Baup après son limogeage s'élèverait entre 1,2 et 1,4 millions d'euros selon Le Parisien. Lors de la conférence de presse organisée après l'éviction de «l'homme à la casquette», le président Vincent Labrune avait affirmé : «On a un accord qu'on avait déjà négocié à son arrivée. Il aura ce qu'il mérite.»