L'accès à l'IVG en zone rurale est difficile

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Tous les départements de Midi-Pyrénées ne sont pas égaux dans l'accès à l'interruption volontaire de grossesse (IVG). C'est le constat observé par les professionnels de santé réunis en congrès à Toulouse ces jeudi et vendredi. En 2011, la région a enregistré 9 420 IVG, dont la moitié en Haute-Garonne. «Dans les grandes agglomérations, les femmes n'ont pas de difficultés à accéder à ces établissements ou aux médecins libéraux habilités à les effectuer mais, dans les territoires ruraux comme le Gers et l'Aveyron, c'est beaucoup plus compliqué, explique Elvire Maletti, sage-femme au service orthogénie à l'hôpital Joseph-Ducuing. Ces disparités s'expliquent par la difficulté à convaincre les médecins de signer des conventions avec les établissements habilités à pratiquer l'IVG. Souvent, ceux-ci craignent les complications et la gestion de ses patientes.» En Midi-Pyrénées, 32 établissements et 45 médecins généralistes ou gynécologues sont autorisés à les pratiquer.