VIH : des totems pour prévenir le risque

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A Toulouse, une trentaine de personnes meurent chaque année du sida et une centaine de nouveaux cas de séropositivité sont dépistés. Sur les 2 650 patients traités en CHU, deux tiers sont des hommes et 10,5 % sont toxicomanes. Mais sur cette dernière population à risque, les campagnes de prévention semblent porter leurs fruits. « Ici, 2 % des nouvelles contaminations se font par voie intraveineuse, contre 25 à 30 % il y a une dizaine d'années », souligne Dominique Mazelaygue, délégué d'action à l'association Aides. Décriés au départ, les programmes d'échanges de seringues sont rentrés dans les moeurs. Et notamment les totems, ces distributeurs automatiques qui permettent le remplacement, discret et à toute heure, de matériel d'injection usagé contre un kit stérile. Il en existe trois à Toulouse, à Saint-Cyprien, en haut des allées Jean-Jaurès et à Saint-Michel. Il y a aussi deux distribox. « Ces machines fonctionnent avec des jetons qu'on se procure en pharmacie ou dans des permanences associatives. Ce qui permet de garder un lien avec les usagers et de faire passer un message de prévention car la distribution n'est pas une fin en soi », explique l'éducateur spécialisé. Aides recharge les machines, la mairie s'occupe de l'élimination des seringues usagées. Cette année, 13 272 kits ont ainsi été distribués. « C'est, sans conteste, efficace », juge Guy Molinier de l'association Act-up. Aides estime que deux totems supplémentaires permettraient un « bon maillage » de Toulouse. Mais la mairie n'envisage pas d'autres installations.

H. M.

A l'occasion de la Journée mondiale de lutte contre le sida, les associations accueillent le public, de 10 h 30 à 17 h 30 place du Capitole. Act-up se réunit à l'Hôpital La Grave pour défendre les soins de proximité.