Intégrés mais menacés d'expulsion

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Alice, Antonio et Fériel. Trois enfants scolarisés dans des écoles toulousaines dont les familles ont vu leur dossier de régularisation refusé. Hier, leurs comités de soutien étaient réunis devant la préfecture et pour certains ont été reçus en délégation. Parmi eux, des représentants de l'école maternelle d'Antonio, 3 ans, interpellé le matin même et placé au centre de rétention avec ses parents. D'origine malgache, cette famille s'est vue déboutée de sa demande déposée dans le cadre de la la circulaire Sarkozy. « Le 22 novembre, la préfecture s'était engagée à prendre en compte les nouveaux éléments concernant les familles dans le cadre des recours. Cette interpellation est de mauvais augure pour celles parrainées par le Réseau éducation sans frontières », déplorait, hier, Yamina Vierge de la Cimade. De leurs côtés, les représentants de l'école Falguière pour Alice et des Gais Pinsons, ou Fériel est en CE2, gardaient espoir. Depuis le mois de septembre, un collectif de soutien a recueilli 1 371 signatures pour demander la régularisation de Fériel et de sa maman. « Le père a déjà des papiers et travaille. Ils sont vraiment bien intégrés », souligne la directrice de l'école qui porte ce dossier depuis le mois de septembre à bout de bras.

Hier des étudiants du Réseau universitaire sans frontières étaient présents devant la préfecture pour demander la grâce de Daim Sidibé en rétention à Roissy.