Saint-Pierre en pleine résurrection

Béatrice Colin
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L'urbaniste Joan Busquets, mardi, sur le chantier de la place Saint-Pierre.
L'urbaniste Joan Busquets, mardi, sur le chantier de la place Saint-Pierre. — F. Scheiber / 20 Minutes


Le semblant de pelouse qui se trouvait en contrebas de la place Saint-Pierre a disparu. Des engins de chantier ont pris place et des ouvriers s'affairent à forer le sol. Objectif : réaliser les fondations des futurs gradins. Après les rues Pargaminières et Romiguières et le haut de la Daurade, c'est la nouvelle étape du réaménagement du centre-ville, pensé par l'urbaniste catalan Joan Busquets.



Gradins et sécurité



Pour l'heure les Toulousains doivent prendre leur mal en patience et, jusqu'à jeudi, ne peuvent plus circuler sur le quai, pour cause d'installation de grue. Mais au printemps prochain, ils pourront profiter de nouvelles marches qui donneront accès aux berges depuis la place. Un escalier géant avec vue plongeante sur la Grave. «Aujourd'hui, le rapport entre la partie basse du fleuve et le niveau haut est faible, l'escalier ne suffit pas à les relier. C'est pour cela que nous créons ces gradins, qui ne seront pas à l'image de ceux des stades, mais avec des plateformes plus importantes et au dénivelé doux», explique le responsable du projet. Le parking disparaîtra et dans un second temps la place sera pavée, de nouvelles essences d'arbres plantées et les terrasses pourront prendre possession des lieux. Et c'est bien ce qui interpelle certains usagers du fleuve. Saint-Pierre a toujours été un lieu de fête et les soirées arrosées y sont légions. «Nous sommes favorables à la création de ces ouvertures sur la Garonne. Il faut soutenir ces aménagements, mais il faut aussi poser la question de la sécurité ainsi que la place de l'accessibilité pour les poussettes et les personnes handicapée», insiste Pierre Cardinale, membre du réseau fluvial toulousain.