Un nouveau chapitre chez Privat

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La librairie a rouvert ses portes.
La librairie a rouvert ses portes. — F. Scheiber/20 Minutes

La saga et le sauvetage de la librairie Privat, l'une des plus anciennes de France, ont fait couler tant d'encre qu'il est accueilli en héros à chacun de ses passages dans la Ville rose. Il faut dire que Benoît Bougerol, le nouveau propriétaire de la boutique de la rue des Arts, a tout du personnage de roman. Neveu et fils de libraires, il revient de l'Aveyron, tel un chevalier blanc, sauver le monument de la grande métropole. Il s'est même battu pour l'étendard, en obtenant de garder le nom de la librairie.

Un site Internet


Et, en plus, il est modeste : «Les sauveurs seront les clients», dit celui qui possède aussi la Maison du livre à Rodez et a décidé de conserver la vingtaine de salariés toulousains. Il annonce d'ores et déjà le lancement d'un site Internet qui servira de vitrine mais où les lecteurs pourront aussi commander en ligne. Le pari du redressement de la librairie Privat est audacieux, mais le repreneur pourra compter sur le soutien d'Alain Di Crescenzo, le président de la Chambre de commerce et d'industrie de Toulouse. «Il a fait un acte courageux parce que la librairie, ce n'est pas un business facile», salue ce dernier. C'est surtout un business à part. «Avec une dimension citoyenne et républicaine», précise Benoît Bougerol. La preuve, c'est que la concurrence sauvage l'épargne encore. L'un des soutiens de Benoît Bougerol dans cette nouvelle aventure toulousaine n'est autre que Christian Thorel, le patron de la librairie Ombres Blanches. H. M