Faux départ pour la ligne Garonne

Béatrice Colin

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Les salariés n'ont pas bougé.
Les salariés n'ont pas bougé. — F. Scheiber/20 Minutes

Lorsqu'elle entrera en service, le 20 décembre, la ligne Garonne mettra près de 12 minutes pour relier les Arènes au Palais de justice. Jeudi, moins de trois minutes après s'être élancée sur les rails flambant neufs, elle a été stoppée nette. Pas à cause d'un incident technique qui aurait pu émailler ce premier roulage. Mais à cause d'un blocage syndical. Affublée de chasubles jaunes, installée au milieu des voies, une trentaine d'agents de la sûreté de Tisséo ont profité de ce test pour porter leurs revendications. Et bloquer la rame dans laquelle se trouvaient les élus et techniciens.

Division sur une prime


«Il y a des inégalités entre les différents agents de la sûreté. Les anciens touchent 300 € de plus que les nouveaux pour faire la même chose. A travail égal, salaire égal», a revendiqué Frank Delpérie délégué du syndicat Sud de Tisséo. «On ne négocie pas sur un bout de trottoir. Lorsque le service a été créé, les agents étaient une dizaine et touchaient une prime pour être d'astreinte, or, cela n'existe plus, donc la prime ne se justifie plus pour les nouveaux entrants», leur a répondu Olivier Poitrenaud, directeur de Tisséo.