Braithwaite ne s'en fait pas

Nicolas Stival

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Le Danois (ici contre Lorient) a déjà inscrit trois buts en Ligue 1 cette saison.
Le Danois (ici contre Lorient) a déjà inscrit trois buts en Ligue 1 cette saison. — F. Scheiber/20 Minutes

On a déjà vu plus belle semaine que celle vécue par Martin Braithwaite, la révélation toulousaine du début de saison. Sorti à la pause contre l'Italie (2-2), l'international danois (cinq sélections, un but) n'est pas entré face à Malte (6-0), lors des qualifications pour le Mondial 2014. Un carton inutile, puisque le plus mauvais deuxième des groupes européens ne disputera même pas les barrages… «Je n'étais pas au courant, avoue le défenseur Serge Aurier. Il m'a dit que ça s'était bien passé. Il était très souriant, comme d'habitude.» «Martin est toujours très positif, confirme Alain Casanova, son entraîneur. Il est à l'image de ces peuples du nord, qui ont une philosophie de vie particulière. Martin est métis, il a un flegme assez intéressant et ne se prend pas la tête avec des futilités. Il sait aussi vraiment ce qu'il veut.»

«Un peu le même style que Rivière», pour Aurier


Braithwaite (1, 80 m, 77 kg), dont le père est originaire de Guyana, en Amérique du Sud, «a très, très envie de vite retrouver le terrain», selon Casanova. Il sera exaucé dès ce vendredi (20 h 30) à Reims, où l'ancien attaquant d'Esbjerg (L1 danoise) devrait faire la paire avec Wissam Ben Yedder. Son look décontracté à la Daniel Braaten et sa débauche d'énergie en ont déjà fait l'une des coqueluches du Stadium, même si son numéro 7 s'arrache moins pour l'heure que les maillots d'Abdennour, Ben Yedder, Chantôme ou Trejo. «Il a un peu le même style qu'Emmanuel Rivière, avec plus de technique», juge Aurier. «En attaque, nous avions déjà Ben Yedder, un joueur d'appui, et Ben Basat, un joueur de rupture, analyse Casanova. Martin fait les deux. Il a encore une grande marge de progression, notamment dans la surface adverse.» En sept matchs de L1, Braithwaite a déjà signé trois buts et une passe décisive. En Champagne, il tentera de reprendre sa marche en avant. Dans la bonne humeur, comme toujours.

■ Zebina devrait commencer sur le banc

Alain Casanova part avec 19 joueurs à Reims, en raison du doute autour de l'état de fraîcheur du Colombien Aguilar, rentré jeudi après-midi d'Amérique du Sud. Débarrassé de ses soucis physiques, Zebina pourrait encore attendre pour retrouver sa place en défense, où le trio Aurier-Spajic-Abdennour tient la corde. «Il lui manque encore un peu de rythme», juge Casanova, qui s'avoue cependant «bluffé» par le retour en forme de son capitaine.