A Bonhoure, c'est silence radio

Hélène Ménal

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Les travaux de démantèlement sont sur le point de démarrer.
Les travaux de démantèlement sont sur le point de démarrer. — F. Scheiber/20 Minutes

«Le pylône de Bonhoure va disparaître dans les jours qui arrivent», indique-t-on du côté du Capitole. La fameuse «Tour Eiffel», hérissée d'antennes, avait gagné en vingt-cinq ans ses galons de monument le plus moche et polluant de Toulouse. Depuis lundi, les radios qui y «logeaient» émettent à partir d'un autre pylône, situé «loin de toute habitation», sur les coteaux de Pech-David.

Parcelle libérée


Et du côté de Bonhoure, cet épilogue est vécu avec soulagement. Certes, il y avait longtemps que les riverains s'étaient protégés contre les nuisances électromagnétiques. «Avec l'ADSL, les télés n'étaient plus brouillées mais il restait cette pollution électromagnétique invisible, celle qui donnait des migraines et des insomnies», explique Gérald Baillot, le vice-président de l'association de quartier. «Même si on ne remarque rien de particulier, psychologiquement, c'est bien que ça s'arrête», dit une autre riveraine du pylône. Une commission d'habitants planche déjà sur l'avenir de cette parcelle municipale libérée. Espace vert, crèche ou parking, les idées ne manquent pas. La migration de ce début de semaine concerne aussi les radios qui émettaient depuis le Château d'eau de Moscou, autre propriété municipale. Mais dans le quartier haut perché de Jolimont, il reste encore quatre antennes émettrices situées en terrain privé. «Nous sommes contents que le dossier progresse mais le combat continue tant que toutes les radios n'ont pas disparu comme on nous l'a assuré en 2011», précise Gérald Baillot. La mairie se dit persuadée que la solution «pérenne et qui fonctionne de Pech-David» va inciter les autres radios à suivre le même chemin.