Moubandje, un inconnu dans la maison violette

Nicolas Stival

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Moubandje a coûté près d'un million d'euros au TFC, selon la presse suisse.
Moubandje a coûté près d'un million d'euros au TFC, selon la presse suisse. — F. Scheiber/20 Minutes

In extremis. Le TFC a officialisé lundi à 21 h, trois heures avant la fin du mercato, la signature pour quatre saisons de l'arrière gauche François Moubandje, en provenance de Servette Genève (L2 suisse). «Réputé pour ses performances généreuses, sa bonne projection vers l'avant et son mental volontaire», selon son nouvel employeur, l'ancien international Espoirs helvète reste cependant largement méconnu au-delà du lac Léman. «Plus jeune, je jouais ailier, indique le natif de Douala, au Cameroun, arrivé en Suisse à 8 ans. Cela fait quelques années que j'ai appris le métier de latéral. C'est à ce poste que je peux exploiter le mieux mes qualités.»

Successeur de Cheikh M'Bengue, parti à Rennes, le Suisse, plus offensif, présente un profil adapté au schéma en 3-5-2 du TFC, dans lequel il sera en concurrence avec le Guinéen Issiaga Sylla. Un temps annoncé en Angleterre, suivi par Lille et Saint-Etienne, la septième et dernière recrue de l'été toulousain espère vivre une saison plus réjouissante que la précédente. Blessé pendant sept mois (tendon rotulien), Moubandje est revenu sur les terrains au printemps, sans pouvoir empêcher la relégation de Servette. Aujourd'hui, ce garçon «au contact facile, qui aime faire des blagues», comme il se décrit, débarque chez la lanterne rouge de L1. «Tout le monde est gentil, souligne-t-il. On ne sent pas la pression liée à la dernière place. Comme a dit le coach, il faut que l'équipe prenne ses marques et ça ira tout seul.» Surpris par «l'intensité et la durée des entraînements» d'Alain Casanova, le Suisse va devoir franchir le fossé qui sépare la L2 suisse de la L1 française. «J'espère avoir une place de titulaire, gagner des matchs et, pourquoi pas, aller en sélection nationale.» Comme toute bonne recrue qui se respecte.