Polémique autour des tentes

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L'interdiction récente de faire du camping sauvage sur les zones vertes de Toulouse continue à mobiliser le collectif SDF. Hier, certains de ses membres étaient reçus en préfecture pour évoquer cette décision du 6 octobre et l'ensemble de la politique municipale vis-à-vis des sans domicile fixe. Et ce n'est pas l'annonce faite hier par la mairie de mettre à disposition gratuitement un terrain qui stoppera le mouvement. La ville a en effet annoncé l'ouverture de 5 500 m2 aux tentes des plus défavorisés durant toute la période hivernale. Ce terrain se trouve à côté du camping municipal Rupé, à 5 km au nord du centre-ville et est desservi par le bus 59.

« Pour nous, ce terrain n'est pas une réponse. Les SDF ont le droit de vivre en centre-ville, et il doit être respecté », insiste Jean-Marc, du collectif. Pour lui, « il y a une pression permanente de la police municipale. Depuis septembre, les contrôles se multiplient et on demande aux gens de déménager sans cesse leurs tentes. Avec cette politique, le maire jette de l'huile sur le feu et il y a des tensions dans la rue », enchaîne-t-il, annonçant de nouvelles actions. « On leur interdit de planter leur tente mais on ne leur propose pas non plus d'hébergement d'urgence. Est-ce qu'il va falloir le décès d'une personne vulnérable pour voir ouvrir des lieux ? », interpelle Geneviève Genève, de Médecins du monde. Elle déplore par ailleurs la saturation du 115, le numéro d'urgence, tous les soirs.