Le TO vers la Super League

Nicolas Stival

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Le capitaine Planas, le président Sarrazain, les coachs Dumas et Houlès.
Le capitaine Planas, le président Sarrazain, les coachs Dumas et Houlès. — F. Scheiber/20 Minutes

L'objectif s'étale sur tous les supports de communication du club. Le Toulouse Olympique XIII veut devenir le deuxième représentant français, après les Dragons Catalans, au sein de la Super League, à l'horizon 2015. Et le quadruple champion de France y croit. Le président Bernard Sarrazain évalue ainsi «à 80 %» les chances de voir le dossier de son club accepté par la Rugby League, l'autorité de tutelle du prestigieux championnat professionnel britannique. «Nous aurons la réponse d'ici la fin de l'année, sans doute courant septembre, détaille le dirigeant toulousain. Je suis très optimiste. Cela fait la troisième fois que l'on se présente, et nous avons monté un dossier assez complet.»

Un stade de 10 000 places début 2015


Outre le volet sportif et marketing, le cahier des charges exigé accorde une grande importance au stade. «Les Anglais veulent que beaucoup de monde vienne voir la Super League, et attirer aussi les télés, reprend Bernard Sarrazain. Il y a un accord financier de la part des collectivités locales, les appels d'offres sont partis, et les travaux démarreront d'ici quelques mois.» La livraison de la nouvelle enceinte des Minimes, est attendue «au premier trimestre 2015». Pile pour l'éventuel début du club dans une Super League qui commence en février… Samedi, c'est Ernest-Wallon qui a accueilli le premier match de cette compétition jamais organisé à Toulouse, entre les Dragons Catalans et Hull KR (21-22). Près de 15 000 personnes, dont 1 000 Anglais, ont assisté à un événement délocalisé par la franchise perpignanaise pour soutenir la candidature du TO. Les Dragons rêvent d'un derby qui permettrait de diffuser la bonne parole treiziste hors de son «ghetto» géographique actuel (en gros, l'Aude et les Pyrénées-Orientales, ). Et Toulouse veut évoluer dans une compétition bien plus intéressante sportivement et économiquement que l'Elite 1 française.

■ Objectif doublé coupe-championnat

«On avait déjà le potentiel pour faire le doublé», lâche le nouveau capitaine Sébastien Planas. Mais ce printemps, la route de la formation entraînée par Gilles Dumas s'est arrêtée en demi-finale, en championnat comme en Coupe de France. «Cette année, il faut tout gagner», assène le président Sarrazain, dont l'équipe une, renforcée par White, Wood et les frères Bentley, affichera un budget de 1,2 million d'euros. L'Elite 1 débutera les 21 et 22 septembre.