Ils veulent rester à la Reynerie

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Les habitants se fédèrent.
Les habitants se fédèrent. — F. Scheiber/20 Minutes

«Partir ou rester : c'est à nous de décider !» C'est le cri lancé par un collectif d'habitants de la Reynerie dans une lettre adressée au maire. Certains habitent la fameuse barre Gluck, vouée à la démolition dans le cadre du Grand projet de ville (GPV). D'autres sont des voisins immédiats qui, en raison des nuisances du chantier, doivent quitter temporairement leurs appartements. Mais ils n'ont pas envie de faire leurs valises. Parmi ceux qui ont adopté pour slogan «nous ne sommes pas de la poussière», on trouve Marcel Llabres, qui habite là depuis 1976, «dans un T4 de 138 m2, à un loyer raisonnable». Il ne prétend pas être au paradis mais il vit «plutôt bien». Pour cet homme attaché à la dimension populaire de son quartier, «le vrai problème, c'est qu'on détruit des logements largement habitables pour planter des arbres à la place alors que des gens dorment dans la rue». Claude Touchefeu (PS), l'adjointe aux Affaires sociales, doit rencontrer le collectif ce mardi soir. «Nous voulons que des gens de milieux divers aient de nouveau envie d'habiter à la Reynerie, dit-elle, et ce changement n'est possible qu'en aérant le quartier». Elle assure que les habitants qui souhaitent être relogés à la Reynerie le seront. H. M.