Limiter les effets d'un traumatisme

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Pas facile de se remettre d'un accident de voiture ou d'une agression violente. Plus de trois mois après un événement grave, les victimes sont souvent déprimées, renfermées. Ces syndromes post-traumatiques, bien connus des Toulousains ayant souffert massivement de ces troubles après l'explosion de l'usine AZF, font l'objet d'une étude clinique lancée par le centre d'investigation du CHU de Toulouse. «Nous allons proposer aux volontaires un nouveau traitement sur une durée de six semaines qui doit permettre de vérifier si un médicament, le propanolol, habituellement utilisé pour l'hypertension, atténue les réactions viscérales et les symptômes», explique Nadège Kouassi, technicienne en rechercher clinique. Suivis par le Pr Philippe Birmes, chef du service psychiatrie à Casselardit, les patients auront un bilan psychologique et pour ceux qui l'autorisent, un IRM.