Un radar hors des écrans

Béatrice Colin
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Pour être flashé, un conducteur doit rouler à plus de 100 km/h sur le périph.
Pour être flashé, un conducteur doit rouler à plus de 100 km/h sur le périph. — F. Scheiber/20 Minutes


Nom de code ETM, pour «équipement de terrain mobile». Le radar mobile nouvelle génération flashe en toute discrétion sur le périphérique toulousain depuis le 15 mai. Cette Renault Mégane de couleur beige cendré, immatriculée CG866AV, se fond dans le flot de voitures qui empruntent le périphérique. Le système à infrarouge situé sur le pare-chocs se déclenche dès qu'un véhicule en excès de vitesse double la voiture-radar par la gauche. Mardi après-midi, la photo d'une Clio circulant entre Sesquières et les Minimes apparaît sur la tablette du fonctionnaire de police en uniforme. Elle roule à 104 km/h au lieu des 90 km/h autorisé. Mais la vitesse retenue et sanctionnée sera de 94 km/h, une marge d'erreur de 10 km/h étant tolérée.



Dissuasion



Après le radar discriminant faisant la différence entre camions et voitures, ce nouvel outil «permet de lutter contre les grands excès de vitesse et faire baisser l'accidentologie. En communiquant sur son arrivée, nous voulons aussi dissuader les automobilistes de lever le pied avant les radars fixes et de réaccélérer après», avance Laurent Sindic, commissaire de police chargé de la Sécurité routière. L'ETM de la gendarmerie prendra bientôt du service sur les autres voies de forte circulation du département.

■ Amendes

Depuis sa mise en service,  la voiture-radar est sortie 17 fois sur les artères toulousaines et a flashé 357 fois. Les contraventions sont traitées à Rennes et reçues directement par l'automobiliste.