La justice a le piercing trash dans le nez

©2006 20 minutes

— 

Un jeune de 17 ans suspendu à une poutre à l'aide de crochets glissés sous la peau de son dos. Cette « performance » extrême a été filmée à Toulouse dans le cadre d'un reportage de « Zone Interdite » (M6) sur les coulisses du piercing. Diffusée le 8 octobre, elle a donné lieu à l'ouverture d'une enquête judiciaire. « Ces images difficiles à soutenir apparaissent constitutives de violences. L'enquête doit déterminer le caractère de ces violences sachant que le consentement de la victime n'exonère en rien ceux qui les ont infligées », indique Paul Michel, le procureur de la République. La boutique toulousaine du pierceur auteur de cette « suspension » – très connu dans le milieu – ne répond plus. « Ce n'est pas la meilleure publicité pour notre profession », réagit Nelly, du magasin Titanium. « Je sais que ces performances ont lieu dans de bonnes conditions d'hygiène mais de là à diffuser ces images, avec un mineur en plus, il y a un seuil psychologique qui n'aurait pas dû être franchi », estime la professionnelle, qui prône le « piercing soft ».