La pêche aux financements ne fait que commencer

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La répartition des 200 millions d'euros nécessaires à la restauration végétale du canal est déjà connue : l'Etat en paiera un tiers via VNF, les collectivités locales concernées un autre tiers. Un accord sur ce point est intervenu le mois dernier en préfecture de Toulouse. La région Midi-Pyrénées s'est déjà engagée pour 6 millions d'euros. Le conseil général devrait être sollicité à cette hauteur car, si le canal n'est pas encore atteint à proprement parler dans le département, il y a déjà de gros foyers de chancre coloré, du côté de Saint-Jory ou de Montesquieu-Lauragais par exemple. L'autre tiers de la somme à rassembler est plus original. Plus aléatoire aussi : VNF, qui va lancer une campagne cet été, compte en effet sur le mécénat de grandes entreprises qui sauveraient le canal pour peaufiner leur image. Un appel de fonds auprès du grand public est aussi envisagé.

Quant aux professionnels, ils craignent de payer deux fois : en tant que contribuables mais aussi en tant qu'utilisateurs. L'augmentation des taxes de navigation a été plusieurs fois évoquée pour garder VNF à flot.