La région ne veut pas «d'un TGV au rabais»

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«L'étude d'une offre alternative entre le TGV et le TER entre Bordeaux et Toulouse n'est pas envisageable.» Le président PS de la région Midi-Pyrénées, Martin Malvy, ne mâche pas ses mots pour s'opposer à la proposition émise par le rapport sur l'avenir ferroviaire, remis lundi au Premier Ministre. Son auteur, Jean-Louis Bianco (PS), préconise de remplacer dès 2017 les projets de LGV par des trains mi-TER, mi-TGV. Une solution approuvée par les élus écologistes opposés à la LGV. «Elle a été examinée sur l'axe Bordeaux-Toulouse. Le résultat était sans appel : de 1.5 milliards à 4 milliards d'euros de dépenses pour un gain de temps marginal estimé à 10 minutes Elle laisserait Toulouse à 4 h de Paris. Midi-Pyrénées ne peut pas se satisfaire d'un TGV au rabais», tranche Martin Malvy. Et il avertit : si le projet est remis en cause «nous nous retirerions immédiatement du financement de la liaison Tours-Bordeaux et nous demanderions le remboursement de ce que nous avons déjà payé». B. C.