«Je ne suis pas l'avenir du Stade»

Propos recueillis par Marc Nouaux

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Le pilier toulousain était opposé le 9 mars à Ernest-Wallon à ses futurs collègues girondins.
Le pilier toulousain était opposé le 9 mars à Ernest-Wallon à ses futurs collègues girondins. — F. Lancelot/SIPA

Fort de trois Coupes d'Europe et de trois Boucliers de Brennus, Jean-Baptiste Poux (33 ans) quittera le Stade Toulousain cet été. Direction Bordeaux-Bègles, pour un contrat de deux saisons. Le pilier aux 42 sélections, présent aux Mondiaux 2003, 2007 et 2011, explique son choix.

Pas trop dur de quitter Toulouse ?

Cela fait partie de la carrière d'un joueur. J'ai vécu de grands moments ici, mais j'ai décidé de partir. Le club prépare l'avenir avec des jeunes, c'est normal, et ça me permet de voir autre chose. C'est un compromis.

Y a-t-il eu la crainte de faire la saison de trop ?

Je fais un peu partie des meubles. Je préfère partir avant que l'on me pousse dehors. Même si j'aurais eu moins de temps de jeu, on comptait sur moi quand même. Mais je ne suis pas l'avenir du Stade Toulousain.

Pourquoi avoir choisi Bordeaux-Bègles ?

J'ai eu un très bon contact avec le président, Laurent Marti. J'ai été surpris qu'il connaisse aussi bien le rugby. J'avais envie de changer d'univers après avoir eu l'habitude de jouer le haut du tableau. J'ai eu quelques contacts avec des clubs de milieu de tableau mais je préférais signer à Bordeaux, dans une équipe qui produit un beau rugby. De l'extérieur et par rapport à ce que je vois, ce club a une bonne réputation.

Vous allez retrouver Raphaël Ibanez…

Oui, je l'ai eu au téléphone. On a joué ensemble en sélection mais ça ne fera pas aussi bizarre que d'être coaché par William [Servat], que j'ai connu au quotidien en club.

Qu'est-ce qui vous motive encore, alors que vous avez tout gagné au Stade ?

J'ai encore envie de jouer et de gagner des matchs ! J'ai aussi ce besoin de changer d'atmosphère, de rencontrer des gens que je ne connais pas pour avoir une nouvelle expérience. C'était logique que ça se termine à Toulouse. Vu mon âge, je préférais partir sur autre chose plutôt que de rester dans ce confort.