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JOURNEE DE LA TERREToulouse: Mais quelle abeille a piqué Olivier Fernandez?

Toulouse: Mais quelle abeille a piqué Olivier Fernandez?

JOURNEE DE LA TERREPortrait d'un apiculteur engagé...
Colimiers, le 21 avril 2013. Olivier Fernandez est a 23 ans président du syndicat des apiculteurs de Midi Pyrénées.
Colimiers, le 21 avril 2013. Olivier Fernandez est a 23 ans président du syndicat des apiculteurs de Midi Pyrénées. - FRED SCHEIBER / 20 MINUTES
Béatrice Colin

Béatrice Colin

Cet été, il n’y aura pas d’épandage aérien de pesticides dans la région. Et Olivier Fernandez n’y est pas pour rien. Président du syndicat Apiculteurs Midi-Pyrénées, il s’est mobilisé l’an dernier contre l’autorisation préfectorale accordée à certains agriculteurs d’utiliser cette méthode de traitement. «Les produits utilisés affaiblissent le système immunitaire de l’abeille», plaide l’étudiant de 23 ans. Au cours d’une inspection citoyenne en plein champ «nous nous sommes rendu compte que la réglementation était bafouée, nous avons donc décidé d’attaquer le préfet et les organisateurs», explique-t-il. Finalement, seuls 300 des 20.000 hectares seront traités. Une première victoire pour celui qui s’est engagée par passion. Tombé dans le pot de miel quand il était tout petit, à 12 ans il suivait déjà une formation d’élevage de reines. Issu d’une famille d’apiculteurs de Fronton, Olivier Fernandez a naturellement répondu présent quand on lui a demandé de prendre la présidence du syndicat il y a trois ans. «En 2001, au moment de l’affaire du Régent, comme beaucoup de collègues, nous avons perdu l’ensemble de nos ruches. Je me suis dit qu’il fallait faire quelque chose», se rappelle-t-il.

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Lutter contre les fléaux

La meilleure des défenses étant l’attaque, il se lance dans des études de Droit, avec l’ambition de se spécialiser dans les questions de santé. Frelon asiatique, importation, les combats sont légions. Mais il y en a un sur lequel il ne se trompe pas. «Installer des ruches en zone urbaine, c’est un signal d’alarme, un moyen de communiquer pour contrer les leaders de l’agrochimie. Mais on ne peut pas toutes les déménager en ville. Et à la campagne on ne veut pas non plus se faire parquer à cause des OGM», bourdonne-t-il.

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