Vasilakis, un « gros calibre »au Fenix

Nicolas Stival

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Joël Da Silva compare le Grec à Jérôme Fernandez (2e plan).
Joël Da Silva compare le Grec à Jérôme Fernandez (2e plan). — F. Scheiber/20 Minutes

Une victoire, 11 buts et une place dans l'équipe-type de la 20e journée de D1. Après dix ans dans le très relevé championnat d'Allemagne, Alexandros Vasilakis ne pouvait pas signer de meilleurs débuts français que samedi à Sélestat (28-35). Rien d'étonnant, selon Joël Da Silva. « C'est un gros calibre, du même niveau que Jérôme Fernandez, assène l'entraîneur toulousain. Il était l'un des meilleurs arrières droits d'Allemagne et a déjà fini meilleur buteur de ce championnat. » « La saison dernière, j'ai inscrit environ 200 buts», précise en anglais l'international grec (33 ans, 139 sélections), qui évoluait à Melsungen jusqu'à « il y a trois ou quatre semaines». « Je préfère ne plus parler de ça, évacue le gaillard (1, 97 m, 100 kg) qui a connu des bisbilles contractuelles avec son ancien club. Désormais, je suis un joueur toulousain. »

« Un peu de foie gras et de Bordeaux »


Avant ce week-end, le Fenix boitait franchement de l'arrière, l'indisponibilité de Porte s'ajoutant aux graves blessures d'Andjelkovic et Puig. « On cherchait une opportunité, un joueur expérimenté qui amène une plus-value, précise le président Philippe Dallard. Il a réussi ses débuts, sportivement, mais aussi humainement, car c'est un bon mec. » Arrivé en Alsace vendredi à 23 h, après cinq heures de route, Vasilakis a joué dès le lendemain soir, avec à peine une heure d'entraînement dans les jambes. « C'est facile de diriger un joueur intelligent », sourit Da Silva. Depuis, le nouveau venu a découvert Toulouse et son nouveau club, où il ne connaissait que les Bleus Fernandez, Karaboué et... le Congolais Kabengelé, son ancien coéquipier à Magdebourg, parti fâché du Fenix cet hiver. « On lui a fait goûter un peu de foie gras et de Bordeaux », rigole Dallard. Jeudi, Vasilakis passera aux spécialités savoyardes, avec la venue de Chambéry. Derrière, il restera cinq matchs au neuvième de D1 pour assurer son maintien. Alors, le contrat du Grec s'achèvera. Mais il pourrait être prolongé dans la foulée. « On verra si on s'adapte bien à lui, et lui à nous », précise le président. En tout cas, les débuts sont prometteurs.