Le charme du vinyle opère toujours

Rahima Ahamada

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Avec huit boutiques, Toulouse est la deuxième ville de France en nombre de disquaires.
Avec huit boutiques, Toulouse est la deuxième ville de France en nombre de disquaires. — F. Scheiber / 20 Minutes

«Quand vous voulez manger une bonne viande vous allez chez le boucher, pour écouter du bon son, vous allez chez le disquaire !» Eugène Corona-Pineda, patron de Croc'Vinyl, prêche pour sa paroisse et attend avec impatience ce samedi 20 avril. Les huit professionnels de la ville accueilleront la troisième édition du Disquaire Day. L'occasion de faire le plein de séries limitées. Avec l'arrivée du CD à la fin des années quatre-vingt, suivi de la déferlante du téléchargement début 2000, Eugène Corona-Pineda n'aurait jamais cru vendre encore des galettes en 2013. Mais à Toulouse, deuxième ville de France en nombre de disquaires, les amateurs de musique craquent encore pour le vinyle !

Une fédération made in Toulouse


Ces clients, de tous âges, sont très demandeurs d'un support vintage et d'un son authentique, qu'ils ne retrouvent ni dans les CD, ni dans les fichiers MP3. «Les gens se sont aperçus qu'on pouvait écouter de la musique autrement», explique le spécialiste. «Mon plus jeune client a 7 ans !», confie, sur fond de blues texan, Patrick Derrien, propriétaire de Made in Jazz et président de Fédération nationale des disquaires indépendants (FNDI). Elle a été créée en mars dans la Ville rose par les huit commerçants encore en activité. «Le but est de faire reconnaître le disque comme objet culturel à travers une baisse de la TVA, actuellement fixée à 19, 6 %», indique Patrick Derrien.

■ rendez-vous samedi !

Expositions et show cases sont au programme du Disquaires Day samedi. L'inauguration aura lieu à 10 h en présence du groupe Zebda chez Gibert-Joseph Musique (22, rue des Lois). Le concert de clôture est programmé à 19 h 30 au Connexion Café (8, rue Gabriel-Péri). Rens. : http://disquaireday.fr/live-2013