Airbus plane sur le conseil municipal

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Impuissants face aux déboires d'Airbus, les politiques locaux sont condamnés à l'incantation. « Je ferai tout ce que je peux pour que nous obtenions l'A350 [...] et pour que les sites toulousains continuent de se développer », a indiqué Philippe Douste-Blazy (UMP) vendredi à la sortie d'un rendez-vous au siège d'Airbus France. Au même moment, en conseil municipal, les turbulences aéronautiques accaparaient les débats. François Simon (gauche alternative), a appelé à une « diversification de l'économie » toulousaine. Le communiste Stéphane Dupraz a reproché au maire de ne rien faire. « Il ne faut pas voir tout en noir et tomber dans l'autoflagellation », lui a répondu Jean-Luc Moudenc (UMP) avant d'annoncer sa rencontre prochaine avec Dominique Perben, le ministre des Transports. « Je me propose de lui faire remonter notre inquiétude, celle des salariés, et des Toulousains en général », a-t-il dit. Il compte aussi lui demander de le « tenir informé des avancées du dossier ».

H. M.