Une hirondelle ne fait pas l'hébergement

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Avec la fin du dispositif d'hébergement hivernal, une soixantaine de personnes, dont une trentaine d'enfants, pourraient être rejetées à la rue à très court terme. C'est en tout cas la crainte des associations spécialisées qui viennent d'envoyer une lettre ouverte au préfet. «Il s'agit de familles, hébergées à l'hôtel dans le cadre du dispositif. Pour elles, l'aide pourrait s'arrêter soit le 5 avril, soit le 10 avril. Il faut absolument les prévenir», indique Geneviève Genève, du collectif inter associations. Elle évoque au-delà «un problème pour faire la jointure» entre les hébergements temporaires hivernaux et les 200 nouvelles places pérennes qui doivent être créées cette année dans le département de la Haute-Garonne. Le préfet, Henri-Michel Comet, se veut rassurant.

Fermetures échelonnées


Sur les 200 places nouvelles, «25 places famille et 4 places hommes isolées sont déjà ouvertes, explique-t-il. La fermeture échelonnée jusqu'à fin juin des hébergements hivernaux temporaires sera coordonnée avec l'installation progressive de nouvelles solutions d'hébergement pérennes.» Il confirme aussi que la halte de nuit qui accueille les grands précaires au Pont des demoiselles ouvrira durant huit mois cette année au lieu de quatre d'habitude. Les associations trouvent «aberrant» qu'elle n'ouvre pas toute l'année.

■ Réquisitions

En 2011, plus de 300 expulsions locatives ont eu lieu dans la Haute-Garonne après la trêve hivernale. Les chiffres plus récents ne sont pas connus, mais pour les associations, crise aidant, ils n'ont pu qu'augmenter. Le collectif Droit au logement multiplie les actions pour demander la réquisition de logements vacants. La préfecture les recense.