C'est la première commande d'Airbus de la compagnie Lion.
C'est la première commande d'Airbus de la compagnie Lion. — F. Scheiber/20 Minutes

Toulouse

Airbus plane sur un nuage de commandes

aéronautique Le constructeur européen a enregistré une commande record de 234 avions

Semaine de tous les superlatifs pour Airbus. En moins de cinq jours, l'avionneur européen a vu son carnet de commandes grimper de 451 appareils de la famille A320, dont celle, record de 234 avions, signée lundi à l'Elysée par la compagnie indonésienne Lion Air. «Cela nous permet de voir l'avenir sereinement. On a eu des moments difficiles en 2008, aujourd'hui on se dit que sans ces efforts on n'en serait peut-être pas là», reconnaît David Marcellin, employé depuis dix ans sur la chaîne A320.

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000 emplois confortés


Le best-seller d'Airbus atteint, depuis sa mise en service en 1988, les 9 390 commandes. Et sa version plus économique, l'A320Neo, en affiche désormais 2 052 au compteur. «Cela prouve que c'est un bon produit. Il devrait être en fin de vie, mais le fait d'avoir rajouté de l'innovation, comme les sharklets (ailerons), a été une bonne initiative», souligne Karine Cochet, salariée au service logistique de l'A320. Pour répondre à la forte demande, l'avionneur a dû augmenter en fin d'année dernière ses cadences de production. Désormais, 42 appareils sortent chaque mois des trois chaînes d'assemblage : 16 à Toulouse, 22 à Hambourg et quatre en Chine. «Les avions commandés vont être fabriqués sur les chaînes française et allemande, cela va permettre de sécuriser 5 000 emplois», explique Christopher Buckley, vice-président d'Airbus pour l'Europe, l'Asie et le Pacifique. En attendant l'ouverture d'une nouvelle chaîne aux Etats-Unis, le groupe réfléchit à l'augmentation de ses cadences. Mais avant, il va devoir régler les problèmes d'approvisionnement en amont. Lors des précédentes montées en puissance, certains sous-traitants ont eu du mal à suivre, en partie à cause de leurs difficultés de recrutement. «C'est un nouveau challenge pour nos fournisseurs», reconnaît Christopher Buckley. Au sein même des usines, on attend aussi des embauches. «Nous sommes en pleine croissance. En début d'année, la direction avait indiqué qu'elle recruterait 3 000 personnes en 2013. Il y en aura peut-être plus, comme ce fut le cas en 2012», espère Françoise Vallin, de la CFE-CGC.

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