Témoignages de soutien pour le prof de philo de Saint-Orens

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Vendredi, Robert Redeker s'était dit « abandonné » par l'Education nationale, les syndicats et politiques après la publication de sa tribune libre sur l'islam, dans le Figaro du 19 septembre. Menacé de mort, le professeur de philosophie du lycée Riquet de Saint-Orens a, depuis, reçu de nombreuses marques de soutien, notamment de ses pairs.

Au-delà des témoignages de solidarité de Dominique de Villepin et de Gilles de Robien, les deux principaux syndicats enseignants – la FSU et l'Unsa – ont condamné les menaces pèsant sur leur collègue. « Toute atteinte à la liberté d'opinion et d'expression est intolérable et doit être condamnée. Comme tous les Français, je suis fier d'être dans un Etat de droit où chacun est libre d'écrire et de publier », a indiqué de son côté Christian Merlin, recteur de l'académie de Toulouse. Christian Sempé, maire (PC) de Saint-Orens, a aussi réagi samedi. « Il est essentiel que le débat démocratique, partout dans notre société, allie esprit critique, respect des autres et tolérance », a-t-il souligné.