Les riverains ont Ginestous dans le nez

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Réduire les odeurs. C'était l'un des objectifs des travaux menés sur l'usine de dépollution des eaux usées de Ginestous, inaugurée vendredi. Et pour voir si ces investissements ont payé, un « observatoire des odeurs » a été mis en place dès le mois d'octobre 2005. Formés à reconnaître les différentes fragrances, des riverains ont déjà participé à trois campagnes de détections des mauvaises odeurs. « Il n'y a pas de problèmes systématiques, mais des incidents ponctuels. Certains ne sont pas dus à notre installation, dans laquelle nous avons mis en place des systèmes pour piéger les odeurs, mais proviennent par exemple de la compostière voisine de déchets verts », assure Michel Croses de la société Véolia, gestionnaire du site.

Ce bilan reste toutefois limité car le réseau de nez souffre d'un manque de volontaires. « Cela résulte d'un défaut de communication. Par exemple, il n'y a aucune information sur les travaux qui vont générer des odeurs, du coup ça n'incite pas les gens à participer », note une riveraine, membre de l'observatoire. « De toute façon, ce n'est pas à nous de détecter les mauvaises odeurs et leur provenance », commente Roger Testou, membre du collectif Ginestous 2000, qui s'est battu pour réduire ces nuisances olfactives.

Béatrice Colin

La rénovation et la mise aux normes de l'usine Ginestous ont coûté 115 millions d'euros : 75 % payés par Véolia, 25 % par l'agence de l'eau Adour-Garonne.