Wesley Pardin bétonne, le Fénix moissonne

Nicolas Stival

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Avec 21 arrêts, le jeune gardien du Fenix, Wesley Pardin, a écœuré les attaquants de Saint-Raphaël (26-22).
Avec 21 arrêts, le jeune gardien du Fenix, Wesley Pardin, a écœuré les attaquants de Saint-Raphaël (26-22). — F. Scheiber/20 Minutes

Ouf, un peu d'air dans l'atmosphère viciée de la lutte pour le maintien. Inquiété par Ivry, talonné par Aix, menacé par Créteil, le Fenix a dominé de bout en bout Saint-Raphaël (6e de D1), ce mercredi au Palais des sports (26-22). « C'était un peu le match de la mort, qu'il fallait gagner », souligne le droitier international Valentin Porte, une nouvelle fois précieux (4/5 aux tirs, 4 passes décisives).

Mais la lumière est également venue, pour une fois, de la défense, qui encaissait jusqu'alors 31 buts par match cette saison. Exceptionnellement préféré à Daouda Karaboué (37 ans), le jeune Wesley Pardin (23 ans) a écœuré les attaquants varois, avec 21 arrêts, dont deux penalties. « J'ai appris que je débutais dans la journée, confie le Martiniquais. C'est le match le plus complet de ma carrière. J'ai senti que j'aidais l'équipe du début à la fin et j'ai aussi eu un peu de chance. Je souhaitais également me racheter après ma mauvaise prestation à Ivry (33-31). »

Considéré comme un immense espoir du hand français depuis son arrivée à Toulouse, en 2006, Pardin, lié au club jusqu'en 2014, semble en passe de déboulonner l'icône Karaboué, en fin de contrat. « L'agressivité et l'intensité retrouvées de la défense l'ont aidé, mais Wesley a été monstrueux », glisse Porte. En attendant le résultat de leurs adversaires directs, les Toulousains ont pris quatre points d'avance sur la zone de relégation, à huit journées de la fin. «Si on bat Tremblay [le 22 mars], nous serons bien », indique l'international. Le Fenix espère encore pouvoir compter sur un Pardin de gala, mais aussi sur le joker médical (un défenseur étranger), dont l'arrivée est imminente.