Au Capitole, l'hégémonie de l'UMP est contestée

©2006 20 minutes

— 

Même accueilli avec fair-play au Capitole, le départ de six élus municipaux de l'UMP vers l'UDF est une petite révolution politique. « Toulouse est une ville qui a horreur d'être caporalisée. L'UMP ne peut pas la dominer à elle seule », se justifie Serge Didier, maire adjoint et vice-président de la communauté d'agglomération. Ce lieutenant de Dominique Baudis et ancien de Démocratie libérale rappelle au passage que « Toulouse a toujours été gérée au centre » et que l'UDF y a obtenu 11 % des voix aux dernières élections régionales.

« François Bayrou nous offre une liberté que je n'ai pas trouvée dans une UMP très monolithique. Il faut offrir quelque chose de différent aux électeurs de droite », souligne Maïté Carsalade, une autre « dissidente ». La maire adjointe briguait jusque-là, avec peu de chances de succès, l'investiture UMP aux élections législatives sur la deuxième circonscription. Elle y sera finalement la candidate UDF. Serge Didier ne dit pas s'il fera de même sur la troisième circonscription. Faut-il voir dans ces mouvements la « patte » de Dominique Baudis ? « Cela ne manquera pas d'être interprété... », répond Elisabeth Husson-Barnier, la présidente de l'UDF 31 qui annonce également le ralliement d'Arnaud Lafon, le jeune maire de Castanet. Le parti centriste doit aussi investir bientôt « une personnalité » sur la première circonscription de Philippe Douste-Blazy.

H. M.

réaction « Je prends acte et je suis heureux qu'ils restent solidaires de la vie municipale (...) », commente sobrement Roger Atsarias, secrétaire départemental de l'UMP. Ces élus n'appartenaient pas au RPR avant la création de l'UMP, peut-être ne se sentent-ils pas à l'aise dans un grand parti. »