Avec Chelle, la jeunesse au pouvoir

Nicolas Stival
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L'ailier droit (ici contre Sélestat, le 19 décembre) a récupéré le capitanat en l'absence d'Andjelkovic.
L'ailier droit (ici contre Sélestat, le 19 décembre) a récupéré le capitanat en l'absence d'Andjelkovic. — F. Scheiber/20 Minutes


En l'absence de Danijel Andjelkovic (34 ans), blessé jusqu'à la fin de la saison, le brassard de capitaine du Fenix a pris un sacré coup de jeune. Comme à Montpellier (41-31) puis contre Créteil (34-31), il ornera ce jeudi (20 h 30) à Nantes, en D1, le biceps de Pierrick Chelle (23 ans). «Il y a une petite rivalité avec cette équipe, on a toujours aimé ces matchs et eux aussi», sourit le jeune ailier droit du cru, passé de Roques-sur-Garonne au club toulousain dès l'âge de 15 ans. Le choix peut étonner, dans une équipe où évoluent le capitaine des Experts, Jérôme Fernandez (35 ans), et le gardien Daouda Karaboué (37 ans), qui ont tout gagné avec l'équipe de France. 

En début de saison, comme l'an dernier, le plus petit joueur du Fenix (1, 73 m) était en fait numéro trois dans la hiérarchie, derrière Andjelkovic et Karaboué. Une idée de l'entraîneur Joël Da Silva, validée par l'effectif. Mais la blessure du stratège serbe, combinée aux bisbilles du portier avec son club au sujet d'une prolongation de contrat, ont précipité l'intronisation du benjamin du trio. «Un capitaine doit être un exemple, et Pierrick sait l'être quotidiennement», justifie Da Silva. «C'est une fierté, sourit l'intéressé qui, dans son enfance, fréquentait avec assiduité les tribunes du Palais des sports. Je dois» rebooster «les gars dans les périodes difficiles. Il faut être à l'écoute. Je ne suis pas du genre à beaucoup parler avant et après les matchs. C'est plus dans le comportement et dans l'attitude que je vais montrer mon capitanat.» Et comment se comporte-t-il face aux grognards que sont les internationaux français, mais aussi le Tunisien Anouar Ayed (34 ans) ? «Je suis entouré de stars, remarque Chelle. Mais comme ce sont les joueurs qui te donnent leur confiance, tu as le droit de parler, et ils t'écoutent forcément. Après, je ne vais pas leur raconter la vie. Des gars comme ça, on les laisse faire, ils s'autogèrent. Je parle plus au nom du collectif.» 

Le Toulousain, lié au Fenix jusqu'en 2015, veut aider l'actuel dixième de D1 à assurer son maintien le plus vite possible. Tout en développant ses ambitions. «Quand je vois mon concurrent [Valentin Porte] qui a été sélectionné en équipe de France et a connu une progression énorme, cela fait rêver…»