Gillian Galan, fort et fragile à la fois

N. S.

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Le numéro 8 retrouve le Top 14.
Le numéro 8 retrouve le Top 14. — F. LANCELOT/SIPA

Vendredi contre Perpignan, Toulouse sera privé de sept Bleus, dont une troisième ligne entière (Dusautoir-Picamoles-Nyanga), exemptés de Top 14 pour préparer Angleterre - France, huit jours plus tard. Le Stade composera avec Jean Bouilhou, Sylvain Nicolas et Gillian Galan. Le jeune colosse de 21 ans revient d'une fracture du plateau tibial, survenue le 30 décembre à Castres (16-18). «J'espère que la mauvaise passe est terminée», lâche le numéro 8, révélation de la saison 2011-2012 avant de rater les phases finales à cause d'une luxation du coude, venue se rajouter à un problème au genou. «J'ai commencé très tôt, cela joue peut-être, avance le Montalbanais. Mon style de jeu se caractérise par le combat et peut-être que quand on est jeune, le corps a du mal à s'habituer à la rudesse des matchs.»

Galan a aussi dû composer avec des problèmes de surpoids, dont il parle sans détour, comme du reste. «Nous avons beaucoup bossé [avec les préparateurs physiques] et j'ai perdu beaucoup de graisse, explique-t-il. Mon poids de forme ? Je dirais 120 kg [pour 1, 93 m]. Là, je suis à 123 ou 124, mais je me sens bien.» Guy Novès confirme les efforts du concurrent de Louis Picamoles et d'Edwin Maka. «Aujourd'hui, il travaille très sérieusement, souligne le manager général toulousain. Il a mis du temps à devenir pro, mais maintenant il l'est et ça va finir par payer.» En fait, il ne l'est pas tout à fait : son premier contrat professionnel de deux ans ne deviendra effectif que cet été.