«Je ne veux pas de relégation sur mon CV»

Propos recueillis par Nicolas Stival

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Le réceptionneur-attaquant vit sa pire saison depuis son arrivée à Toulouse, en 2008.
Le réceptionneur-attaquant vit sa pire saison depuis son arrivée à Toulouse, en 2008. — F. Scheiber/20 Minutes

Les Spacer's rêvaient des play-offs de Ligue A. Avant de recevoir Nantes-Rezé, samedi (20 h), Diogenes Zagonel, dit Zago, et ses coéquipiers se battent pour ne pas descendre. Le Brésilien (31 ans), au club depuis 2008, adopte un discours résolument offensif, alors qu'il reste sept journées aux Toulousains pour se sauver.

Vous comptez cinq points de retard sur Avignon. Le maintien reste-t-il jouable ?

Avignon a les cartes en mains. Mais nous essayons d'être forts et solidaires mentalement. Nous allons essayer de rattraper cette équipe avant de jouer un match clé lors de sa venue (15 mars). A nous de gagner et cela dès samedi contre Nantes-Rezé, comme en Coupe de France (3-0).

Nantes-Rezé a été rétrogradé à titre conservatoire. C'est un espoir pour vous ?

Nous devons nous sauver sportivement. Je ne veux pas de relégation sur mon CV. Depuis que je suis professionnel, j'ai toujours fini bien placé, c'est la première fois que je joue le maintien. C'est un autre championnat, un autre état d'esprit.

Quel est votre rôle de capitaine ?

C'est dur. Je dois penser à moi, mais aussi faire attention à mes coéquipiers, remonter le moral de certains, discuter sur et en dehors du terrain. Parfois, je vois un mec qui arrive à l'entraînement complètement démotivé, qui n'a pas la gnaque. Or, nous avons besoin de tout le monde.

Vous allez jouer une demi-finale de Coupe de France, mardi contre Narbonne...

C'est bizarre. En championnat, nous ressentons la pression de gagner pour sauver le club. En Coupe, nous ne changeons pas de métier, mais nous arrivons à jouer de manière plus détendue. Ceci dit, malgré la situation, nous restons positifs et croyons en nous. Pour certains joueurs, qui sont ici depuis quatre ou cinq ans, cela fait mal au cœur de voir le club dans cette situation. Nous voulons le sauver et être fiers de notre travail.