Elle est agrégée en droit public.
Elle est agrégée en droit public. — F. Scheiber/20 Minutes

NOMINATION

Nicole Belloubet rejoint les sages

Elle intègre, aux côtés des anciens présidents de la République, le cercle très fermé des neufs sages chargés de vérifier la constitutionnalité des lois...

L'annonce en a surpris plus d'un, à commencer par la principale intéressée. A 57 ans, Nicole Belloubet, actuelle 1re vice-présidente de la région Midi-Pyrénées en charge de l'Education et conseillère municipale de Toulouse, est nommée au Conseil constitutionnel. Elle intègre, aux côtés des anciens présidents de la République, le cercle très fermé des neufs sages chargés de vérifier la constitutionnalité des lois. L'ancienne rectrice de Toulouse doit «cet honneur» à Jean-Pierre Bel, le président du Sénat.

Elle quitte ses mandats

«Il m'a appelée vers midi, raconte la juriste. J'ai mis plusieurs minutes à comprendre qu'il n'était pas en train de tâter le terrain mais qu'il m'annonçait ma nomination». A la stupéfaction a succédé le «bouleversement». Car non seulement la professeure de droit quitte la région, mais aussi tous ses mandats électifs, incompatibles avec ses futures fonctions. Mais «une nomination au Conseil constitutionnel, ça ne se refuse pas», ajoute Nicole Belloubet persuadée «que les femmes apportent un équilibre nécessaire dans une institution». Elle a été félicitée mardi par Pierre Cohen, le maire de Toulouse, dont elle a été brièvement la première adjointe à la Culture. «Je suis très satisfait d'un choix qui amènera à siéger au Conseil constitutionnel une universitaire de talent», a indiqué pour sa part Martin Malvy, le président de la région, dont Nicole Belloubet était citée comme une possible dauphine.