Valentin, un jeune chef qui vise le top

Maylis Jean-Préau
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Valentin Neraudeau dans sa cuisine du Carré rouge.
Valentin Neraudeau dans sa cuisine du Carré rouge. — F. Scheiber/20 Minutes


Il ne sait pas à quelle sauce il va être mangé. Ce lundi soir, le Toulousain Valentin Neraudeau participe à la seconde phase de « Top chef » sur M6. «C'est un concours complexe, on ne connaît pas les épreuves à l'avance et on nous demande d'imaginer un plat en quelques minutes. Même pour la seconde émission, le stress est toujours là, j'ai eu des sueurs froides ! Mais je voulais aller le plus loin possible», assure le chef, aux commandes du Carré rouge aux Carmes. A 28 ans, il n'a pas attendu la télévision pour se mettre en cuisine. Il y a neuf ans, il ouvre son premier établissement, Le Valentin, qui lui a valu d'être nommé plus jeune restaurateur de France. Il n'a d'ailleurs même pas proposé sa candidature à M6, la chaîne est venue le chercher. «C'était un vrai défi ! reconnaît-il.»Top chef«est une formidable façon de faire connaître ma cuisine, notamment au niveau local.»



«Je suis ambitieux,  j'ai la hargne !»



Derrière la porte du Carré rouge, dans une ambiance feutrée, on reconnaît les plats très esthétiques du candidat. La brigade a du pain sur la planche. Depuis la diffusion de l'émission, le carnet de réservation ne désemplit pas. La réussite du Toulousain n'est pas due au hasard. «Il est très rigoureux et nous demande de la précision», explique Jessy Malher, son second. «Mais il y a toujours des rires en cuisine ! assure Michael Melis, responsable de la salle. Nous sommes une équipe jeune et professionnelle, on aime travailler dans la bonne humeur.» Formé à l'école des grands chefs comme André Daguin, Valentin Neraudeau n'en a pas oublié l'essentiel : «Je n'achète que des produits frais et bio. Nous faisons tout, même les glaces et le pain ! A midi, notre menu du marché reste très accessible et je ne veux pas que ça change.» Chaque matin, ce fils de boulanger s'approvisionne au marché des Carmes et achète la viande à des producteurs du Gers. Sur les seize candidats de « Top chef », on ne saura pas encore jusqu'où il ira. Pour lui, tout commence : «Je suis ambitieux, j'ai la hargne ! J'aimerais ouvrir un établissement plus grand, mais rester à Toulouse, c'est la ville qui m'a fait réussir.»