L'oncopole soignera aussi les à-côtés

Béatrice colin
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FRED SCHEIBER / 20 MINUTES


La première cause de mortalité prématurée des Midi-Pyrénéens est le cancer du poumon chez les hommes, et le cancer du sein chez les femmes. Avec 14 700 nouveaux cas l'an dernier dans la région, il n'est pas étonnant que 70 % de ses habitants fassent de la lutte contre le cancer une priorité, devant le sida ou la maladie d'Alzheimer. C'est en tout cas l'un des enseignements de l'étude rendue publique lundi par l'association Oncopole (ex-Cancéropole), lors de la Journée mondiale contre le cancer.



Guichet unique



Mais au-delà des soins de qualité et de traitements innovants, ce qu'ils recherchent avant tout, c'est un meilleur accompagnement. Près de 46 % des sondés se prononcent pour un soutien psychologique plus solide aux patients et à leurs familles. «Nous voulons développer un accompagnement novateur sur l'Oncopole. Nous aurons ainsi sur place un centre d'accès aux droits. La brasserie proposera par ailleurs des cours de diététique. Au-delà de la prise en charge médicale et scientifique, nous n'oublions pas l'aspect humain», plaide Benjamin Gandouet, directeur général de l'association Oncopole. Des mesures mises en place dès l'ouverture de la Clinique universitaire du cancer en 2014. Ce qui devrait faciliter le parcours du combattant des malades. «Lorsqu'on leur diagnostique la maladie, ils souffrent de ne pas avoir tout au même endroit. Aujourd'hui, ils attendent avec impatience la mise en place d'un guichet unique», confirme Marie-Ange Delord, directrice de la Ligue contre le Cancer 31.

■ sanofi

«L'Oncopole continuera sans Sanofi, mais Sanofi a toutes ses cartes à jouer au sein de l'Oncopole», assure Laurence Millet, déléguée syndicale Sud du groupe pharmaceutique. Lundi, avec 150 autres salariés toulousains, elle a manifesté devant la médiathèque pour rappeler aux responsables de l'Oncopole que leur sort reste incertain.