Les veilles pierres abritent aussi un patrimoine criminel

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En trois cents ans, la place Saint-Georges est passée du statut de lieu à éviter à celui où il faut être vu. Au xviiie siècle, on trouvait à la place des terrasses des roues de supplice, où étaient exécutés les condamnés, parmi lesquels le mercier protestant Jean Calas. Pour les Journées du patrimoine, les guides d'Arthémis organisent dimanche* une visite atypique de la ville à travers ses grandes et petites affaires criminelles sous l'Ancien Régime.

A l'entrée de la rue des Pénitents-Gris, sur la rue du Taur, les amateurs d'histoires croustillantes pourront revivre le supplice du mari de Violante de Castro qui l'y fit assassiner par ses amants. « Nous passons aussi place du Parlement pour y rappeler le système judiciaire de l'époque, qui se partageait entre la justice royale et celle des Capitouls », souligne Geneviève Furnemont d'Arthémis qui réfléchit à un parcours sur les crimes commis au xixe siècle.

B. C.

*Rendez-vous devant le donjon – office du tourisme à 17 h.