Le ministre au chevet des élèves en difficulté

julie rimbert

— 

Vincent Peillon a visité l'école Victor-Hugo à Bellefontaine.
Vincent Peillon a visité l'école Victor-Hugo à Bellefontaine. — f . scheiber / 20 minutes

Vincent Peillon, le ministre de l'Education, veut dessiner une nouvelle école. Il a visité jeudi matin deux établissements toulousains, dont un classé en zone d'éducation prioritaire appliquant le dispositif «plus de maîtres que de classes».

L'école Victor-Hugo, à Bellefontaine, compte en effet 16 enseignants pour 14 classes. Jeudi matin, 14 élèves de CE1 ont profité d'un cours de lecture en groupe réduit. «Les élèves des trois classes de CE1 peuvent bénéficier de ce travail en petits groupes, selon les besoins de chacun, souligne Cécile Bedu, professeur des écoles. Les enfants ne viennent pas tous de la même classe, mais leurs enseignants a repéré qu'un approfondissement de la lecture leur serait bénéfique.»

Chacun évolue à son rythme et le professeur supplémentaire est parfaitement intégré dans l'équipe pédagogique pour connaître les élèves, leurs niveaux et leurs besoins. Vingt-sept écoles toulousaines bénéficient de ce dispositif. «Pour les enseignants, cela apporte un regard croisé sur l'enfant et son évolution éducative», précise Cécile Bedu.

Des postes d'enseignants toujours insuffisants


Ce dispositif sera généralisé dès septembre dans toute la France, dans les écoles des zones d'éducation prioritaire. Durant le quinquennat de François Hollande, 7 000 emplois seront affectés à ce dispositif. «A Toulouse, on constate que cette mesure est efficace, car elle améliore la réussite des élèves, assure Vincent Peillon. Cela évite d'en laisser un sur le bord du chemin.»

Les syndicats d'enseignants s'interrogent cependant sur les moyens pour mettre en œuvre cette mesure. «Tant que les effectifs de professeurs n'auront pas été revus à la hausse en Haute-Garonne, ce dispositif ne pourra pas marcher à sa juste mesure, explique Laurent Cadreils, secrétaire départemental du SNUipp, syndicat majoritaire dans le premier degré. Avec 2 160 élèves en plus à la prochaine rentrée, les 102 postes d'enseignants supplémentaires prévus pour le département sont toujours insuffisants. Il en faudrait 337 en tout pour compenser la poussée démographique.» ■