Des mercatos parfois en toc

Nicolas Stival

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Serge Aurier est sans doute la meilleure affaire du TFC au mercato d'hiver.
Serge Aurier est sans doute la meilleure affaire du TFC au mercato d'hiver. — F. Scheiber/20 Minutes

Depuis sa remontée en L1, à l'été 2003, le TFC a attiré neuf joueurs au mois de janvier. Des recrues, pas toujours des renforts.

G 1. Serge Aurier (2012), la pépite. Alain Casanova n'aime pas le mercato d'hiver, qu'il juge superflu. «Serge est le contre-exemple», reconnaît toutefois l'entraîneur du TFC. Recruté à Lens (L2) pour 1, 5 million d'euros, le latéral polyvalent et inépuisable affiche «un potentiel extraordinaire» vanté par Casanova. Et il n'a que 20 ans…

G 2. Fernandao, le déclic (2004). Prêté par Marseille, l'attaquant brésilien ne reste qu'une demi-saison à Toulouse (3 buts en 16 matchs). Mais ce joueur technique, à défaut d'être rapide, contribue grandement au maintien du promu, au plus mal à son arrivée (12 points à l'issue des matchs aller).

G 3. Paulo Cesar, le discret (2007). Milieu droit plus passeur que percutant, l'ex-international brésilien du PSG signe six premiers mois de gala, conclus sur le podium de L1. La suite n'est pas du même acabit, entre blessures et soucis personnels. Paulo le taiseux rentre à Fluminense, à l'été 2009.

G 4. Kazim, l'étoile filante (2010). Peu après son arrivée, Casanova loue le «caractère charmant» de l'international turc, prêté par Fenerbahçe et réputé pour ses frasques nocturnes. Après des débuts tonitruants, le très tatoué milieu offensif s'endort sur ses lauriers. Retour à l'envoyeur.

G 5. Salim Arrache, le mal-aimé (2008). La mémoire collective violette retient sa passe décisive à Pantxi Sirieix, lors d'un TFC-Valenciennes crucial pour le maintien (2-1). Insuffisant pour redorer le blason de l'international algérien prêté par Marseille, pris en grippe par des supporters peu convaincus par son engagement et son état d'esprit.

G 6. Eduardo Ratinho, le faux espoir (2008). «Je ne le connais pas», avoue Elie Baup, alors entraîneur, lorsque le jeune latéral droit à la réputation naissante débarque en prêt des Corinthians. L'international brésilien U20, à la peine physiquement et tactiquement, ne découvrira jamais la L1 avant de rentrer au pays dès la fin de saison.

G 7. Pavel Fort, l'énigme (2007). Aussi lent que maladroit, l'attaquant tchèque cédé par le Slavia Prague incarne l'erreur de casting. Un symbole ? Son expulsion lors de sa première titularisation en L1, à Nancy (2-1). Le ciseau retourné rate le ballon, mais pas la tête du défenseur lorrain Diakhaté. Après deux prêts, Fort (dix matchs de L1, zéro but) quitte définitivement le TFC à l'été 2009, pour l'Arminia Bielefeld (L2 allemande).

G 8 et 9. Sana Zaniou (2013) et Luis Mejia (2011), les inclassables. Le jeune attaquant burkinabé (18 ans) vient tout juste d'arriver de l'AS Sonabel. Quand au gardien panaméen, prêté par le Fénix (D1 uruguayenne), il s'est entraîné pendant six mois. W