Aéroport : des retards vers le Royaume-Uni

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Les nouvelles mesures de sécurité sur les avions à destination du Royaume-Uni occasionnent des retards à l'aéroport Toulouse-Blagnac. Les patrouilles dans l'enceinte de l'aéroport ont été renforcées mais ce sont surtout les contrôles de passagers qui ont des conséquences sur le trafic. « Le temps d'enregistrement a augmenté de 10 % et les temps d'embarquement ont été multipliés par quatre », note Christel Charbonnet, chef d'escale chez Map Handling, qui intervient pour le compte de quatorze compagnies étrangères.

Depuis le 11 août, les 2 000 passagers empruntant quotidiennement les vols des quatre compagnies, British Airways, Flybe, Easyjet et Privatair, sont particulièrement surveillés. Le premier filtrage après l'enregistrement des bagages – contrôle d'identité et des papiers de vol – est plus consciencieux. Et pour la vingtaine de vols vers le Royaume-Uni, il s'accompagne d'un deuxième contrôle encore plus sévère. « Les passagers n'ont le droit d'emporter ni liquide ni gel dans leurs bagages à main », confirme Thierry Assanelli, directeur de la police de l'air et des frontières (PAF). Même les médicaments liquides sont interdits à bord... sauf si le passager dispose d'une ordonnance médicale !

Les voyageurs d'hier matin n'ont pas échappé à la règle. Avant d'emprunter la passerelle menant à l'avion, ils ont attendu patiemment leur tour. Fouille minutieuse des bagages à main et palpation au corps étaient au programme, retardant chaque vol d'au moins une heure. « On prend notre mal en patience car nous savons que c'est pour notre sécurité », concédait Ghislaine, 45 ans, une Française vivant à Londres. Accompagnée de Maev et John, ses deux jeunes enfants, elle a dû se plier à l'inspection intégrale de ses effets personnels par deux agents de sécurité avant d'embarquer sur le vol de la British Airways. Résultat : une bouteille d'eau minérale vidée en quelques secondes avant de rejoindre l'avion ! « Il y a quelques jours, à Gatwick, ils m'ont même pris mon tube de rouge à lèvre ! », confiait cette habituée.

Philippe Font

Les sociétés de service chargées des contrôles et des bagages ont embauché une dizaine de personnes supplémentaires.