Assises : la révolution de palais

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A partir de lundi, les procès criminels se tiendront à 35 kilomètres de Toulouse, dans le petit tribunal d'instance de Villefranche-de-Lauragais, réaménagé pour l'occasion. Cette « translation », dont la durée est fixée à un an, doit permettre de mener les travaux de consolidation de la salle des assises de Toulouse touchée par un syndrome « tour de Pise ». « Depuis quatre ans, nous savons que deux de ses murs, construits sur des remblais, s'affaissent. L'explosion d'AZF et les travaux du Palais n'ayant rien fait pour arranger les choses, les murs s'écartent... », détaille l'avocat général Jean-Louis Bec, délégué à l'Equipement.

Résultat, pour les six à sept prochaines sessions d'assises, tout le monde s'exile dans la campagne lauragaise : le président, ses assesseurs, les greffiers, les avocats et les prévenus. Pour ces derniers, des bâtiments à usage de geôles ont été construits à côté de la salle d'audience. Un accès a aussi été conçu pour les fourgons cellulaires. « Nous avons même fait appel au GIGN pour étudier les questions de sécurité », précise Jean-Louis Bec. Les gendarmes ont accepté de se charger du transfert des accusés depuis la maison d'arrêt de Seysses et de leur surveillance à Villefranche-de-Lauragais.

Hélène Ménal

L'idée d'un minibus pour conduire les jurés à l'audience a été abandonnée faute de budget. Les horaires des assises et le calendrier vont donc être aménagés.