Le VIH ne recule toujours pas dans la région

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Depuis le mois de janvier, 113 personnes ont découvert leur séropositivité dans la région. « Ce chiffre est à peu près stable depuis cinq ans », indique Jean-François Gaye-Palettes, le président la Coordination régionale de lutte anti-VIH qui, cette année, lance une campagne d'incitation au dépistage à l'attention des Toulousains. Car, sur les nouveaux porteurs, dont la moyenne d'âge est de 47 ans, 17 ont été dépistés très tardivement. Ils étaient déjà malades du sida. « Ce qui est dangereux aujourd'hui, ce n'est pas d'être séropositif, c'est d'être séropositif et de ne pas le savoir » insiste le Corevih. Le dépistage du VIH peut être fait à tout moment, au détour d'un bilan sanguin par exemple. Dans la Ville rose, il y a aussi le Centre de dépistage anonyme et gratuit de l'hôpital La Grave qui est ouvert du lundi au vendredi de 9 h à 17 h 30. Enfin, il est désormais possible de faire le test, sans ordonnance, dans un laboratoire d'analyses médicales. Il est intégralement remboursé par la Sécurité sociale.