L'ourse Palouma retrouvée morte

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L'autopsie de l'ourse slovène Palouma sera pratiquée aujourd'hui à l'école vétérinaire de Toulouse. Dans l'attente des résultats, la thèse d'une chute accidentelle est privilégiée. Palouma avait 4 ans lors de son lâcher, le 25 avril, sur la commune de Burgalays. Elle était le premier des cinq spécimens réintroduits dans les Pyrénées cette année. Son corps a été repéré vendredi soir par des randonneurs en contrebas d'une barre rocheuse, près de Loudenvielle dans les Hautes-Pyrénées. Hélitreuillé par les gendarmes, il a été remis samedi, vers 14 heures, à l'équipe technique ours qui l'a convoyé jusqu'à Toulouse.

Le cadavre présente une fracture ouverte au fémur, de multiples autres fractures et des griffes abîmées. Après un examen rapide, aucun impact suspect n'a été repéré. « Nous ne savons pas si sa mort remonte à plusieurs jours ou à une semaine. Ni si elle est naturelle ou résulte d'un acte de malveillance », a indiqué Frédéric Decaluwé, ingénieur-adjoint de l'équipe ours. Les spécialistes avaient prévu hier d'inspecter, à 2 800 mètres d'altitude, le site où a été retrouvé le corps.

Dès samedi soir, deux associations, Férus et Pays de l'Ours-Adet, ont demandé « que la décision de remplacer cette ourse soit prise le plus rapidement possible ». Le mouvement Génération Ecologie réclame pour sa part « une commission d'enquête, compte tenu des incertitudes qui pèsent sur cette mort ». Quant aux opposants, ils pointent du doigt l'inadaptation des ours slovènes aux hauteurs pyrénéennes. « Ce changement brutal de milieu est contraire à l'écologie », souligne Stéphane Lessieux, porte-parole des anti-ours.

H. M.

Les derniers décès d'ours dans les Pyrénées remontent à 2004 : un ourson a eu un accident ; Papillon, un mâle d'environ 30 ans, est mort de vieillesse ; et l'ourse Cannelle a été tuée par un chasseur.