Internet, un passage pour l'au-delà

Hélène Ménal

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Une quinzaine d'obsèques par mois sont organisées en ligne.
Une quinzaine d'obsèques par mois sont organisées en ligne. — C. villemain / 20 minutes

Un enterrement en cliquant. C'est ce que propose e-obseques.fr, un site Internet né il y a quatre ans dans la banlieue de Toulouse. Choix du cercueil, des compositions florales, en quelques pressions, la cérémonie est réglée comme sur du papier à musique. « Et le prix du devis est garanti », précise Christophe Davril, le gérant des pompes funèbres Le Passage, à Fonsorbes.

Des équipes mobiles
Un conseiller funéraire appelle la famille un quart d'heure à vingt minutes après la simulation. L'entreprise organise ainsi en ligne une quinzaine d'enterrements par mois, dans toute la France. Grâce à des « équipes mobiles » et à des accords avec d'autres professionnels, pas un cimetière ne lui échappe. « Avec deux show-rooms seulement, un à Toulouse et un à Paris, les frais de structure sont réduits et nous répercutons sur les prix qui sont 30 à 40 % moins chers », explique le responsable. Pionnier, Le Passage n'a qu'un seul vrai rival sur la toile : la Ville de Paris. Celle de Toulouse ne risque d'empiéter sur ses plates-bandes. Son site Internet est réduit au strict minimum. « Nous n'excluons pas de mettre un catalogue en ligne mais pour le reste, il y a une dimension technique et morale qui me semble difficile à faire passer par Internet », confie Bruno Amiel, conseiller municipal délégué aux cimetières et aux pompes funèbres. Au Passage, le chiffre d'affaires du site vient de rattraper celui des obsèques traditionnelles.
Et ce n'est pas fini. L'entreprise a aussi lancé tombe.fr, un « générateur de tombes en ligne » où l'on a le choix entre le modèle avec prie-Dieu et celui avec jardinière. Le registre de condoléances virtuel est dans les tuyaux. Même avec la mort, il faut avoir un temps d'avance.