SUSPENSE autour d'UN SAUVETAGE

julie rimbert

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Les salariés de Sanofi manifestent tous les jeudis contre la réorganisation.
Les salariés de Sanofi manifestent tous les jeudis contre la réorganisation. — f ; scheiber / 20 minutes

Cette annonce de sauvetage n'a pas tout à fait rassuré les 640 salariés toulousains de Sanofi. Le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, a indiqué mercredi que « Sanofi a décidé de retirer le site de Toulouse de son plan de restructuration, hormis l'infectiologie et quelques fonctions de support ». Le groupe pharmaceutique annonce désormais zéro licenciement, mais avance un plan de départs volontaires limité à 914 postes.

Prudence du côté des salariés
Mobilisés depuis le 5 juillet contre le projet de restructuration, les syndicats du site toulousain, qui manifestent leur colère tous les jeudis, restent très prudents quant à cette nouvelle providentielle. « Pour l'instant, nous n'avons aucun document attestant des annonces d'Arnaud Montebourg, déclare Pascal Delmas, porte-parole de l'intersyndicale. On nous parle maintenant de départs volontaires mais personne ici n'est disposé à partir. » Le délégué CFDT conteste également le transfert de l'infectiologie vers Lyon. « Il y a eu des investissements à Toulouse dans ce secteur donc il n'y a aucune raison que cette branche de Sanofi y parte », s'insurge Pascal Delmas. L'intersyndicale doit rencontrer sa direction ce jeudi lors d'un comité central d'entreprise, où elle espère bien obtenir des informations concrètes sur ce revirement. Une prudence également de mise du côté de Pierre Cohen, le maire (PS) de Toulouse. S'il « salue la fermeté d'Arnaud Montebourg », l'édile assure rester « vigilant et déterminé pour que le site de Toulouse conserve sa vocation scientifique et technologique en synergie avec les acteurs de l'Oncopôle. » Martin Malvy, le président de la région, est sur la même ligne : « les précisions sur le devenir du site de Toulouse demeurent trop floues pour ne pas rester extrêmement vigilants. »