Des livraisons groupées pour désengorger la ville

julie rimbert

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Géodis a déjà son camion électrique.
Géodis a déjà son camion électrique. — f . scheiber / 20 minutes

Fini les embouteillages derrière les camions de livraison. La mairie a signé mercredi une charte avec les professionnels du secteur, un dispositif qui mutualise les moyens d'acheminement des marchandises vers l'hypercentre.

Des horaires stricts
« A certains horaires, les livraisons seront confiées à des véhicules propres, électriques ou hybrides, qui se chargeront ensuite de la distribution pour le dernier kilomètre », explique Bernard Marquié, adjoint au maire chargé de la mobilité. Ainsi, les camions des livreurs ne pourront plus pénétrer dans l'enceinte des boulevards de 6 h à 9 h 30 et de 11 h 30 à 20 h. Des plateformes seront créées aux entrées de la ville, où les poids lourds déchargeront leurs marchandises pour passer le relais aux triporteurs et camions électriques. Une contrainte pour les transporteurs routiers pourtant bien acceptés par les signataires de la charte.
Certains professionnels comme Géodis, la filiale de fret de la SNCF, ont déjà investi dans ces nouveaux modes doux. Depuis huit mois, la société utilise en effet un camion électrique pour livrer dans l'hypercentre. « Nous louons ce véhicule, deux à trois fois plus cher qu'un camion traditionnel, souligne Emmanuel Beaussart, délégué régional à l'aménagement des territoires ferroviaires. Nous utilisons également un logiciel pour optimiser la tournée de nos livreurs ». Géodis envisage aussi d'acheter deux triporteurs pour ses livraisons avant la fin de l'année.

trafic

L'hypercentre toulousain reçoit chaque jour 12 000 livraisons, qui génèrent 5 000 franchissements de carrefours sur les boulevards. Près de 3 000 tonnes de marchandises sont ainsi livrées chaque mois dans le centre historique.